Sur le plateau du podcast The Bridge, Achraf Hakimi s’est livré sans détour sur l’un des moments clés de sa trajectoire : son refus de porter les couleurs de l’Espagne. Alors qu’il évoluait au Real Madrid, le latéral avait été approché à plusieurs reprises par la fédération espagnole, qui voyait en lui un futur élément de sa sélection.
Le joueur a même accepté de participer à un camp d’entraînement afin de découvrir l’environnement. Mais très vite, le doute s’est installé. « L’Espagne m’a appelé plusieurs fois. J’y suis allé, j’ai essayé, et je ne me suis pas senti à l’aise », confie-t-il. Un ressenti déterminant, qui l’a poussé à écouter son instinct plutôt que de céder à une opportunité sportive pourtant prestigieuse.
Car pour Hakimi, le choix ne s’est jamais résumé à une question de carrière. Derrière cette décision, il y a une dimension plus profonde : celle de l’identité et des racines. Grandir entre deux cultures impose parfois de trancher, et pour lui, la réponse s’est imposée naturellement. « Le choix le plus confortable pour ma carrière et pour mes parents était de choisir le Maroc », explique-t-il, soulignant l’importance de l’environnement familial dans cette orientation.
Ce choix, mûri très tôt avant même son intégration en équipe première madrilène témoigne d’une décision avant tout émotionnelle. Rejoindre les Lions de l’Atlas n’était pas un calcul, mais une évidence.
Présent lors de cet échange, Kylian Mbappé a appuyé cette vision. Selon lui, l’engagement en sélection nationale dépasse largement le cadre du sport. « Ce n’est pas comme un club où il s’agit d’un projet sportif », rappelle le capitaine des Bleus, insistant sur la dimension identitaire d’un tel choix.
Aujourd’hui, Achraf Hakimi incarne pleinement cette décision. En choisissant le Maroc, il a opté pour un maillot en accord avec ses valeurs, prouvant que, parfois, le cœur pèse bien plus lourd que la carrière.


